Dans le passé, j’avais consacré un article sur l’étude de la magie, mais je crois qu’il est pertinent d’étendre ce sujet. En effet, à lui seul, l’école forme un vaste univers, d’autant plus que, dans notre réalité, on y consacre une partie de notre vie. Peu importe le genre littéraire de ton roman, voici 5 questions pouvant t’aider à créer une école si réaliste qu’on a envie d’y étudier (ou non).
Quel type d’école fait l’objet de ton roman?
Ici, les options sont nombreuses, de la simple école de rang en milieu rural à l’université d’élite de la capitale. L’école de ton roman peut aussi être publique ou privée, offrant un enseignement général ou spécialisé.
Ces choix sont loin d’être insignifiants, puisqu’ils donnent déjà une idée sur l’accès à l’éducation, l’un des nombreux facteurs influençant le taux de littératie dans ton univers fictif. Par exemple, une école spécialisée dans le dressage de dragons peut indiquer qu’il y a un certain prestige à devenir chevaucheur de dragons, à condition de répondre aux exigences de l’école en question.
Quelle est la composition des classes de ton école fictive?
Pour cette question, plusieurs éléments doivent être tenus en compte. Tout d’abord, le nombre d’élèves par classe. S’agit-il d’un petit groupe de personnes pour faciliter les interactions entre l’enseignant et les élèves? Ou s’agit-il d’un très grand groupe de personnes, idéal pour un cours magistral? Connaître le nombre d’élèves par classe va d’ailleurs t’aider à déterminer le nombre d’enseignants travaillant à ton école.
Mais ce n’est pas tout. Les élèves peuvent être réunis selon différents facteurs que ce soit le genre, leur âge, leur classe sociale ou leur facilité à apprendre. Ainsi, pour revenir à l’exemple de l’école de rang, celle-ci ne comportait qu’une seule classe, réunissant des enfants de différents âges.
Quelle est l’approche pédagogique de ton école fictive?
En d’autres termes, l’approche pédagogique est la manière par laquelle les enseignants s’assurent que leurs élèves aient bien compris leur apprentissage. Est-ce par le biais de cours magistraux? Par des travaux pratiques? Et s’il y a des travaux, se font-ils seul ou en équipe?
On peut aussi penser à la quantité de devoirs et de lectures obligatoires donnée aux élèves. Ou encore aux types d’examen qu’ils doivent réussir pour passer à un autre niveau. S’agit-il d’exposés oraux? De questions à développement? Quoi qu’il en soit, l’important est de savoir quelles aptitudes ou valeurs les enseignants souhaitent favoriser chez leurs élèves : l’autonomie, la curiosité, la persévérance…
Quelles sont les activités parascolaires offertes à ton école fictive?
Hors des cours, il existe probablement des activités destinées à encourager les passions des élèves (ou à leur offrir un cadre d’apprentissage différent). Dirigées par des adultes de confiance ou par des élèves, ces activités parascolaires peuvent prendre différentes formes. Elles peuvent être :
- Sportives (équitation, escrime, athlétisme, hockey, basketball…);
- Culturelles (littérature, théâtre, musique, danse, dessin…);
- Scientifiques (robotique, informatique, chimie, astronomie, ornithologie…);
- Et plus encore!
Dans les activités parascolaires, il y a aussi la possibilité d’envisager les sorties organisées, par exemple le temps d’une exposition dans un musée, ou bien un voyage de deux semaines dans un autre pays.
Quels sont les règlements de ton école fictive?
Lorsqu’on examine les règlements d’une école, on peut aussi apercevoir les valeurs prônées par l’établissement ainsi que les conséquences aux actions condamnées. Par exemple, certaines écoles vont obliger l’utilisation du vouvoiement envers les enseignements, considérée comme une marque de respect. D’autres vont imposer aux élèves un uniforme aux couleurs de leur école.
Quant aux conséquences, celles-ci varient selon la gravité de l’offense. On peut penser à une retenue après les cours, à une suspension, voire à une expulsion de l’élève. Selon les idéologies de ton univers fictif, les châtiments corporels peuvent aussi être envisagés, comme la flagellation dans Le Nom du Vent, premier tome de Chronique du tueur de roi (The Kingkiller Chronicle).
Et voilà! Grâce à ces cinq questions, tu as une base de connaissances suffisante afin de créer une école cohérente à la logique de ton monde fictif. De plus, cela peut te donner des intrigues supplémentaires à ton roman, que ce soit la tenue d’un tournoi sportif ou l’arrivée d’une enseignante aux méthodes peu orthodoxes.
Sur ce, bonne création! 😀
Tu as envie d’aller plus loin dans la création de ton école fictive? Je t’invite à télécharger la checklist des pistes de réflexion pour une école crédible, peu importe le genre littéraire que tu écris!
