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Quels sont tes outils d’aide à l’écriture (selon ma communauté)?

Dans l’écriture comme dans toute autre pratique, il est important de choisir les bons outils. Il y a quelques semaines, j’ai demandé à mes abonnés de mon compte Instagram quels sont leurs outils d’aide à l’écriture. Et aujourd’hui, je te dévoile les résultats, agrémentés de mes commentaires plus ou moins pertinents.

Les appareils électroniques

On peut dire ce qu’on veut de notre époque actuelle, mais il faut reconnaître qu’on est choyés en matière d’appareils électroniques. On peut écrire sur son ordinateur de bureau, sur son ordinateur portable, sur sa tablette et même sur son téléphone intelligent! À titre d’exemple, Anna Todd avait écrit After sur son smartphone.

Il y a même des appareils conçus pour écrire en toute tranquillité, sans distraction. Parmi les commentaires que j’ai reçus, l’une de mes abonnées a mentionné Traveler, un appareil fabriqué par la compagnie Freewrite. Avec son poids de moins d’un kilogramme, Traveler est l’outil idéal pour écrire à l’extérieur, que ce soit dans un café ou dans un train.

Les carnets

Les carnets sont un incontournable en tant qu’outils à l’écriture. Ils peuvent autant servir à prendre des notes qu’à planifier un roman. Et le plus merveilleux, dans tout ça, c’est qu’il y a une panoplie de choix selon tes goûts et tes besoins : carnets à couverture souple ou rigide, petits ou grands, à reliure piquée ou spirale, etc.

Je n’ai pas vraiment de recommandation en matière de carnet, mais j’aime ce conseil proposé par l’auteur Dominic Bellavance dans son ouvrage Comment écrire plus : 50 conseils d’auteur pour maximiser vos séances d’écriture. Il s’agit de se procurer un cahier Canada (cahier de 32 pages, très populaire dans les écoles québécoises) et de le remplir jusqu’à la fin : plan de base, personnages principaux, secondaires et tertiaires, lieux où se dérouleront les événements… De quoi faciliter la rédaction de ton roman.

Microsoft Word (et les autres logiciels de traitement de texte)

Quelques personnes avaient mentionné Microsoft Word (Word pour les intimes) comme outil de traitement de texte. Toutefois, j’ai aussi vu comme réponses Scrivener, logiciel conçu spécifiquement pour les auteurs et autrices, ainsi que World Anvil, outil de worldbuilding utilisé entre autres chez les maîtres de jeu de rôle sur table.

Lorsqu’il s’agit de choisir son logiciel de traitement de texte, il peut être intéressant d’en essayer plusieurs avant d’opter pour la solution qui nous plaît. Je recommande notamment Google Docs, qui facilite la collaboration en temps réel, mais aussi Notion. C’est avec ce dernier que je rédige mes articles de blogue, en plus de noter mes idées pour mes récits à venir.

Antidote

Il existe plusieurs outils pour corriger ses textes, mais selon moi, Antidote est un logiciel incontournable pour cette tâche. Je sais que je suis biaisée, puisque j’en fais son utilisation, mais il est intéressant d’ajouter qu’Antidote ne sert pas uniquement à la correction. En effet, il a des dictionnaires de synonymes, d’antonymes, de cooccurrences en plus de proposer des guides sur divers sujets (orthographe, grammaire, syntaxe, style, etc.).

Un autre outil que je recommande est la Vitrine linguistique de l’Office québécois de la langue française, qui regroupe la Banque de dépannage linguistique (pour les questions de grammaire, d’orthographe, de rédaction…) ainsi que le Grand dictionnaire terminologique (utile pour trouver les traductions de termes spécialisés).

Tes ouvrages de référence

Que ce soit pour améliorer ton style d’écriture ou pour approfondir tes connaissances sur un sujet spécifique, les ouvrages de référence permettent d’ajouter plus de crédibilité à ton projet d’écriture. Il peut s’agir de livres que tu as en possession ou ceux que tu as empruntés à la bibliothèque de ton coin, comme des atlas, des encyclopédies, des dictionnaires, etc.

Au sujet des dictionnaires, certains d’entre eux sont disponibles en ligne. Celui que j’utile régulièrement se nomme Usito, un dictionnaire qui accorde notamment une place aux réalités typiquement québécoises, canadiennes ou nord-américaines.

Ton entourage

Bien qu’il ne soit pas littéralement un outil, ton entourage peut t’apporter une aide précieuse tout au long de la rédaction de ton roman, et pas seulement au niveau du soutien émotionnel. En effet, certaines personnes de ton milieu (tes proches, tes amis, tes collègues de travail…) peuvent apporter des précisions sur un sujet particulier.

À titre d’exemple, une de mes abonnées a mentionné avoir pour mère une stomothérapeute, c’est-à-dire une personne spécialisée dans les soins pour les personnes stomisés. Ainsi, cette dernière peut valider la description des plaies affreuses écrite par l’autrice.

L’intelligence artificielle

Voilà un sujet délicat à aborder! Depuis l’arrivée de ChatGPT, l’intelligence artificielle crée des remous chez les auteurs. Bien sûr, l’idée n’est pas d’utiliser l’intelligence artificielle pour lui faire écrire un roman entier, mais plus d’en faire un outil d’aide à la rédaction. Par exemple, tu peux assigner à ChatGPT un rôle (ex. : une sergente-détective) et lui demander comment se déroule une journée habituelle de travail.

Un autre moyen d’utiliser l’intelligence artificielle est de créer un portrait de son personnage, avec l’aide d’outils comme DALL-E ou Midjourney. Je tiens toutefois à préciser que le but n’est pas de remplacer le travail de l’illustrateur ou de l’illustratrice, mais plutôt d’aider l’auteur ou l’autrice à mieux visualiser sa création. Dans tous les cas, il est préférable de demeurer prudent, entre autres pour des raisons éthiques, mais aussi pour éviter de s’appuyer sur de fausses informations.

Et les drogues?

Parmi les réponses obtenues à mon sondage, j’avais une seule mention de cannabis. Je me doute que ce soit une réponse sérieuse, mais j’en profite pour aborder l’influence des drogues dans la littérature.

Dans le cas des drogues dites illégales, il y a plusieurs cas connus, dont celui de l’écrivain Robert Louis Stevenson, qui aurait écrit L’Étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde. en 6 jours et 6 nuits sous l’effet de la cocaïne. Et si on considère le café comme une drogue en raison de ses effets stimulants, il est intéressant de noter que l’auteur Honoré de Balzac pouvait boire jusqu’à 50 tasses de café par jour (une consommation intense qui impacta négativement sa santé)!

Peu importe ta consommation de drogues ou d’alcool, je ne suis pas là pour te juger. Mais si celle-ci nuit à ta vie personnelle, je te recommande fortement d’aller chercher de l’aide, que ce soit auprès d’un proche ou d’un professionnel de la santé.

Comme tu peux le constater, tu as à ta disposition une grande variété d’outils pour la rédaction de ton roman. N’hésite pas à faire leur essai afin de constater s’ils peuvent t’apporter un solide coup de pouce à ton processus d’écriture. L’idée n’est pas d’accumuler le plus d’outils possible, mais de choisir ceux avec lesquels tu es le plus à l’aise.

Sur ce, bonne découverte! 😀

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