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Combien y a-t-il de saisons dans ton monde fictif?

Cette question semble absurde, mais elle ne l’est pas tant que ça! En effet, alors que notre conception occidentale dénombre quatre saisons (printemps, été, automne et hiver), d’autres réponses sont possibles en fonction de la géographie et des climats.

Dans cet article, je te présente différents points de vue pouvant s’appliquer à ton monde fictif.

Deux saisons : saison sèche et saison humide

Sous les tropiques, les saisons ne sont pas déterminées par les variations de température, mais par le taux d’humidité. Ainsi, il existe une saison sèche, durant laquelle les précipitations sont moindres, alors que la saison humide est aussi appelée « saison des pluies ».

Cette différence au niveau de précipitations a un impact sur l’économie. Par exemple, en Inde, la mousson favorise une agriculture avec une forte demande en eau, notamment pour les cultures de riz et de coton. À l’inverse, la saison sèche est habituellement la haute saison touristique pour les destinations tropicales.

Deux saisons : saison sombre et saison claire

Chez les Celtes, c’est la durée d’ensoleillement qui détermine les saisons de leur calendrier. En effet, celui-ci est divisé en deux saisons.

Il y a d’abord la saison sombre, marquée par Samain, une fête de passage marquant le début d’une nouvelle année et qui serait à l’origine de notre Halloween d’aujourd’hui. Puis, il y a la saison claire, soulignée par Beltaine. Cette fête annonce la reprise des activités agricoles, de la chasse ainsi que de la guerre.

Six saisons : un point de vue autochtone

Au Québec, les autochtones de la nation atikamekw divisent l’année en six saisons :

Voilà une division intéressante, influencée par la nature ainsi par le mode de vie traditionnel des Atikamekws.

Vingt-quatre saisons : en accord avec l’agriculture

Lorsque j’avais abordé le sujet des calendriers dans un de mes articles, j’avais mentionné plusieurs types de calendrier : solaire, lunaire et luni-solaire. Le calendrier traditionnel chinois est l’un des calendriers luni-solaires les plus répandus, mais ce que j’ignorais à cette époque, c’est qu’il était divisé en 24 saisons, ou plutôt 24 « périodes solaires ».

Chaque période solaire de ce calendrier a un nom relié aux changements de la nature ou aux activités agricoles du moment. Par exemple, la 15e période solaire, báilù (« rosée blanche »), est cette période pendant laquelle l’humidité ambiante de l’automne se condense, formant ainsi une rosée blanche. Côté agricole, la 7e période solaire, xiǎomǎn (« petite rondeur »), fait référence à la rondeur des grains au début de l’été.

Comme tu peux le remarquer, il n’existe pas de réponse unique en termes de saisons. Tu peux même t’inspirer d’exemples fictifs, comme La respiration du ciel. Dans ce roman d’afrofantasy de Mélodie Joseph, les Solitaires ont une année découpée en cycles de douze saisons. Pour en savoir plus, je t’invite à lire la leçon de worldbuilding sur cet univers.

Sur ce, bonne création! 😀

Tu souhaiterais noter les fêtes marquant les saisons de ton monde fictif? Procure-toi Big Bang Worldbuilding, mon gabarit conçu pour Notion!

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