9 mots et expressions pour décrire la réalité de l’hiver

Découvrir une langue, c’est aussi découvrir une réalité traduite par des mots, notamment pour décrire son environnement. Après tout, il y a une forte différence entre une neige duveteuse dans un village et un blizzard sur une montagne.

Que ce soit pour enrichir ta langue construite ou la culture de tes civilisations fictives, je te propose aujourd’hui 9 mots et expressions de notre monde pour décrire la réalité de l’hiver.

Cramine (français suisse)

La langue française regorge d’une panoplie de mots pour décrire le froid : glacial, mordant, polaire… Au Québec, on dit souvent qu’il « fait frette » lorsqu’il fait très froid à l’extérieur. Mais en Suisse, il existe un terme familier pour illustrer un « froid intense, qui brûle la peau ». Il s’agit de la cramine.

Charrue à neige (français québécois)

L’hiver n’a pas seulement une influence sur la langue, mais aussi sur les technologies utilisées pour se réchauffer ou pour tracer un chemin à travers la neige. Toujours au Québec, nous avons la charrue à neige, aussi appelée chasse-neige, qui est un « [d]ispositif de déneigement de route comprenant deux versoirs en éperon ou un seul versoir qu’on adapte à l’avant d’un camion pour déblayer les voies obstruées par la neige et les parcs de stationnement. »

Hibernacle (français)

Dans la langue française, il y a aussi des mots qu’on utilise rarement. Issu du latin hibernaculum, le terme hiberacle possède au moins deux significations. Tout d’abord, selon le dictionnaire Larousse, il s’agit d’un « [b]ourgeon qui, chez certaines plantes aquatiques, se détache et peut ainsi reproduire l’espèce. »

Puis, d’après l’Office québécois de la langue française, un hibernacle est un habitat d’hiver constitué « généralement de petites crevasses, de galeries, de parties d’habitations (combles, greniers) où hivernent des reptiles (crapauds, serpents, couleuvres), des chauves-souris, des chenilles, des rongeurs, etc. »

Gluggaveður (islandais)

Lorsqu’on se tourne vers les langues étrangères, il est fascinant de constater l’utilisation de mots uniques pour expliquer certains concepts. Par exemple, les Islandais ont un terme exact pour décrire une météo parfaite qu’on admire depuis la fenêtre, mais qui se révèle trompeuse une fois qu’on est rendu à l’extérieur : gluggaveður.

Siku (inuktitut)

L’inuktitut, langue des Inuits, a la particularité d’être une langue agglutinante, ce qui signifie qu’il est possible de créer de nouveaux mots en ajoutant des éléments (tels que des affixes) à des mots de base.

Par exemple, nous avons le terme siku, qui désigne la glace. Puis, il y a le terme sikuaq (« petite glace »), qui représente la toute première couche de glace mince se formant à l’automne. De son côté, sikuliaq (« glace fabriquée ») représente la glace nouvelle sur la mer ou les surfaces de pierre.

Skikjøring (norvégien) ou skidkörning (suédois)

En Scandinavie, il existe un moyen de transport plutôt original : le ski joëring. En effet, celui-ci était pratiqué depuis plus de 2 500 ans par les habitants de lar région, qui se rendaient de ferme en ferme à l’aide de skis et d’un attelage de renne.

De nos jours, le ski joëring est devenu une discipline sportive et peut s’effectuer avec un cheval, un chien ou même avec un véhicule motorisé tel qu’une motoneige.

Slush (anglais)

Parce que le Québec est en contact constant avec la langue anglaise, il n’est pas rare pour les Québécois francophones d’utiliser certains anglicismes. Slush, un terme décrivant un mélange plus ou moins consistant de neige et d’eau au sol, est un bon exemple. Pour celles et ceux qui préfèrent traduire ce mot en français, l’OQLF suggère « gadoue », « neige fondante » ou « névasse ».

Vilukissa (finnois)

Les Finlandais ont un mot évocateur pour désigner une personne sensible au froid : vilukissa, ce qui signifie « chat frileux ». Et pourtant, il est cocasse de constater que, dans la mythologie scandinave, la déesse Freya a un char tiré par deux chats imposants. Chats qui pourraient être des lynx ou des chats de forêts norvégiennes, reconnus pour leur résistance au froid.

Yuki (japonais)

Enfin, notre dernier mot de l’article pourrait être familier pour les personnes passionnées par les animés. En effet, il arrive souvent d’entendre le mot yuki, qui signifie « neige ». Toutefois, comme le japonais est aussi une langue agglutinante, il existe différentes variations de ce mot.

Ainsi, fubuki veut dire « blizzard » alors que konayuki se traduit par « neige poudreuse ». Mais un mot particulier qui a retenu mon attention est botan-yuki, qui fait allusion aux larges flocons de neige tombant doucement au sol, telle une pivoine (botan).

Comme tu peux le constater, il y a différentes manières de décrire la réalité de l’hiver, que ce soit de manière humoristique ou poétique. Et si tu souhaites avoir plus d’inspiration linguistique, je te conseille le podcast Les mots des autres, qui m’a permis de faire de belles découvertes pendant mes recherches pour ce texte.

Sur ce, bonne réflexion! 😀

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Découvrir une langue, c’est aussi découvrir une réalité traduite par des mots, notamment pour décrire son environnement. Après tout, il y a une forte différence entre une neige duveteuse dans un village et un blizzard sur une montagne. Que ce soit pour enrichir ta langue construite ou la culture de tes civilisations fictives, je te propose aujourd’hui 9 mots et expressions de notre monde pour décrire la réalité de l’hiver. #worldbuilding #langue #hiver

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